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Bernard Brigouleix signe, dans une collection nommée « Le Paris des écrivains », un bon petit livre sur l'attachement profond de l'auteur de L'Adieu aux armes à notre capitale. C'est là que Hemingway fit ses débuts littéraires dans les années 20, ces fameuses Années folles. Il aime parcourir les rues de la ville-monde, fréquenter Montparnasse, le Quartier latin, les bistrots, mais aussi les quartiers chics et, évidemment son port d'attache à la Libération : le Ritz, dont il occupa convivialement la chambre 31. Au cours de ses pérégrinations dans Paris, il découvre et goûte une liberté de ton comme de mœurs qui contrastait violemment avec les coutumes de la puritaine Amérique. En excellent journaliste, l'auteur suit pas à pas Hemingway dans la Ville-Lumière qu'il aimait tant. On comprend ainsi pourquoi le dernier opus, et non des moindres, du géant de la littérature états-unienne – livre mis en forme après sa mort après sa mort par sa veuve – s'intitule Paris est une fête. D’un style précis, vif et rapide, le livre de Bernard Brigouleix est fort bien documenté et captivant. Alfred Gilder

Le Paris de Hemingway, Bernard Brigouleix, éd. Alexandrines, 140 p. – 11 €