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En novembre 1924 un vent de colère submerge le petit port breton de Tréboul en baie de Douarnenez. Trois mille ouvrières des sardineries ont décidé de refuser les cadences infernales et les salaires de misère des enfants. Elles ont initié ce qui restera la première et l’une des plus importantes grèves des ouvrières des sardineries, les « Penn Sardin ». Deux jeunes ouvrières, Rose et Louise, prennent part à ces mouvements. Dans un paysage social très conservateur, elles entretiennent une relation amoureuse. Louise porte la voix de la rupture. Elle est convaincue que les femmes doivent avoir les mêmes droits que les hommes, qu’elles ne sont pas inférieures, qu’on ne doit pas les exploiter. Après le succès de leur grève, les revendications satisfaites, leur chemin s’éloigne. Rose reste à Douarnenez préférant se marier avec un patron de pèche et s’embourgeoiser. Louise « monte » à Paris pour se mêler à la vie artistique et politique trépidante de l’époque, et participe au combat pour le droit de vote des femmes. A travers les premières luttes sociales des femmes et les mouvements féministes, le roman entremêle une histoire d’amour transgressive. C’est une réussite.
Hubert de La Rivière

Le Lit clos, Sophie Brocas, éd. Mialet Barrault, 336 p. – 21 €