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Les thèmes ayant Auschwitz pour toile de fond sont aujourd’hui légion – Le tatoueur d’Auschwitz, La sage-femme d’Auschwitz, L’orpheline d’Auschwitz… Sans doute parce qu’aucun camp d’extermination n’évoque autant l’horreur dans la mémoire collective. En plus, ce camp nazi arborait sur son portail ce message laconique mais sans concession : Arbeit macht Frei. Sous-entendu, libre de mourir. Il fallait toute l’audace et le talent de l’auteure pour insérer dans une nouvelle histoire de déportée juive un peu d’espoir sur l’humanité. Car comme disait Simone Weil : « Le danger n’est plus qu’on ne parle pas de la Shoah mais qu’on en parle à mauvais escient. » Dans son livre, et il s’agit bien là d’un roman, Marie Alhondiga réveille les consciences et nous interroge sur le rôle que chacun pourrait être amené à jouer face à l’adversité avec son personnage du psychiatre allemand (fictif) qui se révélera au contact de la déportée plus humain qu’on n’aurait pu l’imaginer. Marc Gadmer

L’Enfant sur le toit, Marie Alhondiga, Les éditions d’Avallon, 342 p. – 23 €