Jean-Marie Kutner, Hello Éditions, 2023,
225 p. – 17 €
Ancien maire de Schiltigheim, Jean-Marie Kutner signe, après « Myriam pour toujours », son deuxième roman, « Orphée 1945 ». Roman historique bouleversant. La fiction s'y mêle à la réalité. Le récit se fonde sur des faits vrais et des témoignages. Y est décrite l'horreur absolue, insoutenable, dans l'endroit pire que le royaume des morts de la mythologie grecque où Orphée recherche son Eurydice, pire que « L'Enfer » de Dante. Ce lieu, c'est Auschwitz-Birkenau. Là, il faut le rappeler, les nazis assassinèrent des millions de juifs. L'auteur détaille les rouages de ce crime immense contre l'humanité, les instruments de la machine aboutissant à la Shoah : Gestapo, étoile de David, Drancy, wagons à bestiaux, chambre à gaz. Jean-Marie Kutner appuie son récit sur la vie d'un juif de Galicie déporté, qu'une infirmière recherche, à la Libération, dans ce camp d'extermination pour l'aider, si possible à reconstruire sa vie. À l'heure où les derniers témoins de cette abomination disparaissent et où le poison de l'antisémitisme se répand dans certaines de nos banlieues, la lecture de ce livre terrifiant est nécessaire et indispensable. Bravo à l'auteur.
Alfred Gilder