Charles Barberot est de cette génération d’officiers qui se sont forgé une réputation de braves lors de la colonisation puis de la guerre moderne telle qu’elle apparaît au cours du premier conflit mondial. Il est de la trempe d’un Hubert Lyautey ou d’un Henry Martin. Il participe aux campagnes de Crète, de Madagascar avant de prendre en main le 5e régiment de chasseurs et marquer l’histoire de ce régiment d’élite par son approche des combats (dont on dit qu’il serait inspiré de celle des Japonais en Mandchourie), par l’entretien du moral de ses troupes par un commandant sans faille, irréprochable et exemplaire. Jusqu’à tomber au cours de l’assaut de la crête du Linge, un 29 juillet 1915. L’auteur a entrepris de longue date de faire revivre la mémoire de son aïeul en lui consacrant un site (charlesbaberot.fr) et la réédition de cet ouvrage rehaussé de nouveaux témoignages. On est conquis par tant de ténacité à défendre la mémoire d’un héros anonyme, son grand-oncle. Marc Gadmer
Chef de bataillon Charles Barberot (1876-1915), Philippe van Mastrigt, éd. Edhisto, 340 p., 22 €