Avec passion, l’auteur retrace l’engagement des premiers pilotes de l’armée de l’air auprès du général de Gaulle et de la France libre. Un rappel nécessaire tant on leur est redevable. A eux comme à tous ceux s’engagèrent pour la France. Très peu ont laissé le souvenir de leurs actions au cours de la Seconde Guerre mondiale si ce n’est par le nom d’une rue ou d’une place, d’un square parfois et même d’un musée, celui de Camondo à Paris. Il est intéressant de redécouvrir leur parcours, depuis leur engagement et les raisons qui les y poussèrent jusqu’à parfois leur arrestation et leur déportation dans les camps. La touche personnelle de Gilles Ropert porte sur le fait qu’il a mis l’accent sur la personnalité des aviateurs dont beaucoup étaient issus de la noblesse. Il démontre ainsi que l’aristocratie dans son ensemble ne s’était pas ralliée aux idées nauséabondes de Pétain et de son Rassemblement national, mais qu’ils portaient haut les valeurs universelles de liberté et de grandeur de la France.